NOUVELLES RENCONTRES D'AVERROÈS
Une édition exceptionnelle des Nouvelles Rencontres d’Averroès, en partenariat avec le quotidien libanais L’Orient-Le Jour, dans le cadre de la Saison Méditerranée, du 28 octobre au 1er novembre 2026.
Créées en 1994, les Rencontres d’Averroès constituent l’un des grands rendez-vous consacrés à la vie des idées, depuis Marseille, à l’échelle de la Méditerranée et en lien avec le monde. Cette nouvelle édition est conçue comme une série de « traversées méditerranéennes », nourrie de dialogues entre les deux rives, de rencontres d’auteurs, de chercheurs, d’artistes et de journalistes.
Sous le double mot d’ordre « Franchir/ s’affranchir », ces rencontres exploreront la manière dont les sociétés cherchent les chemins de l’émancipation, malgré les conflits et leurs bouleversements, intimes et collectifs. Elles interrogeront également le dépassement continu des limites du droit et des libertés, dans une quête toujours renouvelée de citoyennetés à défendre et à réinventer.
Au programme : tables rondes, masterclasses, débat littéraire et grand entretien consacré à la figure d’Averroès, 900 ans après sa naissance. Avec une grande soirée le samedi : le Rima Poésie Club, animé par Rima Abdul Malak.
PROGRAMME
- La bibliothèque bleue
Vendredi 30 octobre | 14h
En partenariat avec la revue L’Histoire.
Face au public, les conseils de lecture de l’année du comité de programmation des Nouvelles Rencontres d’Averroès et de L’Orient-Le Jour.
La Méditerranée est un formidable champ de recherche et d’écriture, un lieu essentiel pour raconter et penser le monde. Pour se frayer un chemin dans les nombreuses publications qui paraissent chaque année, l’équipe des Nouvelles Rencontres d’Averroès, une journaliste de L’Histoire et un journaliste de L’Orient-Le Jour dévoilent au public sa sélection d’ouvrages ayant la Méditerranée pour cadre ou pour objet et partage ses coups de coeur avec le public. Au programme, livres d’histoire, de philosophie, essais, documents, récits historiques ou journalistiques, bandes dessinées…
Un plateau critique animé à la manière d’une émission de radio, suivi d’un temps d’échange avec le public.- Table ronde 1 - Habiter l’entre-deux
Vendredi 30 octobre | 15h30
Si la guerre possède un temps propre, comment déterminer quand elle commence et quand elle s’achève ? Quels sont ses effets sociaux, et jusqu’à quel point est-elle capable de faire vaciller ce qui semblait tenir ? Comment les relations interpersonnelles (familiales, amoureuses ou amicales) se (re)construisent-elles en temps de guerre ? Comment l’ordinaire, structuré par les habitudes et les pratiques sociales, est-il bouleversé en période de conflit ?
Que signifie habiter la guerre, à l’heure où les populations civiles sont les plus touchées et où la ville elle-même devient une cible ? Dans un contexte de guerre hybride, où l’information devient une arme et les réseaux sociaux les témoins des vies ordinaires, que restet- il des formes de vie communes ? Et lorsque l’exil apparaît comme la moins mauvaise des solutions, comment penser le retour à une « vie normale », lorsque la guerre semble suspendue, mais que la paix n’est pas advenue ? Comment, enfin, habiter cet entre-deux, ce « clair-obscur » dans lequel « peuvent surgir les monstres » ?
Avec Abaher El-Sakka, Albert Dichy et Laura Ruiz de Elvira (sous réserve)- Masterclasse 2 - Ali Cherri & Clémence Bectarte
Vendredi 30 octobre | 18h30
À partir d’un cas concret et contemporain, cette masterclasse propose d’interroger les conditions de mise en oeuvre du droit international face aux crimes de guerre, ainsi que les modalités de leur reconnaissance.
Elle s’appuie notamment sur une procédure engagée devant la justice française à la suite d’un bombardement ayant visé un immeuble civil à Beyrouth en novembre 2024, susceptible d’être qualifié de crime de guerre au regard du droit international humanitaire. Né à Beyrouth, Ali Cherri est artiste plasticien et réalisateur, installé à Paris. Mêlant films, vidéos, sculptures et installations, son travail explore les formes de représentation des conflits, ainsi que les processus de construction et de transmission des récits historiques. Artiste en résidence à la National Gallery de Londres en 2021-2022, il a reçu le Lion d’argent de l’artiste prometteur à la 59e Exposition internationale d’art de la Biennale de Venise (2022). Ses courts métrages L’Intranquille et Le Creuseur ont été présentés dans de nombreux festivals. Le Barrage, tourné au Soudan pendant la révolution, constitue son premier long métrage.
Clémence Bectarte est avocate au barreau de Paris depuis 2005, spécialisée en droit pénal, en droit international des droits de l’Homme et en droit international humanitaire. Depuis 2008, elle coordonne le Groupe d’action judiciaire de la FIDH, qui accompagne les victimes de crimes internationaux — génocide, crimes contre l’humanité, crimes de guerre ou actes de torture — devant les juridictions nationales et internationales.
Dernier livre : Vingt-quatre fantômes par seconde, Dilecta, 2025.- Table ronde 2 - S’affranchir de la règle commune
Samedi 31 octobre | 14h30
Alors que le droit international est appliqué de manière sélective, voire ouvertement ignoré, une nouvelle hiérarchie semble se dessiner, différenciant les victimes et les souverainetés. À chaque conflit ses règles, à chaque situation ses équilibres.
À observer de plus près les violences à l’œuvre, il apparaît que nous n’assistons pas à une « exception », mais à un basculement vers un monde dans lequel la force tend à primer sur le droit.
Pourtant, le langage juridique persiste : il sert désormais à légitimer des actions illégales ou à disqualifier celles et ceux qui en rappellent les principes fondamentaux, tandis que les instances censées les faire respecter peinent à se faire entendre.
Dans ce contexte, les populations civiles demeurent les premières victimes. L’usage de la force ne constitue plus un outil de négociation, mais une forme de domination visant à anéantir l’altérité.
Face à cette perte de repères, plusieurs questions se posent : reste-t-il encore des règles communes ? Comment retrouver des capacités d’action et de contestation dans un monde où les cadres régulateurs s’effritent ? Comment continuer à se parler lorsque des principes autrefois partagés semblent désormais relatifs aux contextes et aux rapports de force ?
Avec Jérôme Heurtaux, Guillaume Calafat et Dominique Eddé (sous réserve)- Les 900 ans d'Averroès | Averroès, passeur de savoirs
Samedi 31 octobre | 17h30
Cette année 2026 coïncide avec un anniversaire symbolique : les 900 ans de la naissance du philosophe andalou Averroès (Ibn Rushd). Figure majeure de la pensée islamique médiévale, grand traducteur et passeur de savoirs, il sera au coeur d’un grand entretien mené notamment avec le philosophe Jean-Baptiste Brenet, afin d’interroger l’actualité de son héritage.
Des chercheurs de toute la Méditerranée seront invités à venir échanger et témoigner de l’héritage de la pensée et de la circulation des idées d’Averroès.
Dernier livre paru : Le dehors dedans. Averroès en peinture, Macula, 2025.- Rima Poésie Club
Samedi 31 octobre | 21h
Porté par Rima Abdul Malak, directrice de L’Orient-Le Jour, le Rima Poésie Club, réunit des voix poétiques de la Méditerranée.
- Masteclasse 3 - Printemps arabes, quinze ans après
Dimanche 1 novembre | 11h
Printemps arabes, quinze ans après : un débat entre actrices et acteurs de ces mouvements (Tunisie, Égypte, mais aussi Algérie et Liban, ainsi que d’autres expériences moins visibles).
À travers des témoignages et des analyses critiques, cette masterclasse proposera un regard sur une génération et ses aspirations, ainsi que sur les dynamiques actuelles, notamment celles portées par les jeunesses contemporaines.
Comment réinventer les formes de mobilisation et leur dimension citoyenne face à des régimes autoritaires ? Quelles perspectives pour les engagements collectifs aujourd’hui ?- Table ronde 3 - Aspirations contrariées, citoyennetés réinventées ?
Dimanche 1 novembre | de 14h30 à 16h
Quinze ans après les Printemps arabes, sept ans après le soulèvement d’octobre au Liban, et près d’une décennie après le Hirak en Algérie, ainsi qu’un an après les mobilisations de la génération Z au Maroc et les récents mouvements en Iran, que reste-t-il des appels à des transformations profondes des sociétés ?
Ces mouvements ont suscité de puissants espoirs pour des générations longtemps privées de liberté, de dignité et d’une citoyenneté effective. Depuis, une forme de lassitude politique s’est installée, conduisant certains acteurs vers d’autres formes d’engagement : retrait, exil intérieur ou développement de micro-politiques.
Dans le même temps, le vocabulaire même de la citoyenneté évolue, sous l’effet d’aspirations entravées par des politiques de répression, mais aussi par l’incapacité des États à incarner un horizon collectif.
Lorsque les infrastructures et les services publics défaillent, lorsque les conflits fragilisent davantage les ressources vitales, comment repenser le contrat social ? Quelles leçons tirer de ces transformations ? Les révolutions dites « de velours » sont-elles encore possibles, et à quelles conditions ?
Avec Leyla Dakhli, Chowra Makaremi et Zaynab El Bernoussi (sous réserve)
Entrée libre dans la limite des places disponibles - Réservation conseillée
PROGRAMMATION | RENSEIGNEMENTS | RÉSERVATIONS
nouvellesrencontresaverroes.com
NOUVELLES RENCONTRES D'AVERROÈS
Une édition exceptionnelle des Nouvelles Rencontres d’Averroès, en partenariat avec le quotidien libanais L’Orient-Le Jour, dans le cadre de la Saison Méditerranée, du 28 octobre au 1er novembre 2026.
Créées en 1994, les Rencontres d’Averroès constituent l’un des grands rendez-vous consacrés à la vie des idées, depuis Marseille, à l’échelle de la Méditerranée et en lien avec le monde. Cette nouvelle édition est conçue comme une série de « traversées méditerranéennes », nourrie de dialogues entre les deux rives, de rencontres d’auteurs, de chercheurs, d’artistes et de journalistes.
Sous le double mot d’ordre « Franchir/ s’affranchir », ces rencontres exploreront la manière dont les sociétés cherchent les chemins de l’émancipation, malgré les conflits et leurs bouleversements, intimes et collectifs. Elles interrogeront également le dépassement continu des limites du droit et des libertés, dans une quête toujours renouvelée de citoyennetés à défendre et à réinventer.
Au programme : tables rondes, masterclasses, débat littéraire et grand entretien consacré à la figure d’Averroès, 900 ans après sa naissance. Avec une grande soirée le samedi : le Rima Poésie Club, animé par Rima Abdul Malak.
PROGRAMME
- La bibliothèque bleue
Vendredi 30 octobre | 14h
En partenariat avec la revue L’Histoire.
Face au public, les conseils de lecture de l’année du comité de programmation des Nouvelles Rencontres d’Averroès et de L’Orient-Le Jour.
La Méditerranée est un formidable champ de recherche et d’écriture, un lieu essentiel pour raconter et penser le monde. Pour se frayer un chemin dans les nombreuses publications qui paraissent chaque année, l’équipe des Nouvelles Rencontres d’Averroès, une journaliste de L’Histoire et un journaliste de L’Orient-Le Jour dévoilent au public sa sélection d’ouvrages ayant la Méditerranée pour cadre ou pour objet et partage ses coups de coeur avec le public. Au programme, livres d’histoire, de philosophie, essais, documents, récits historiques ou journalistiques, bandes dessinées…
Un plateau critique animé à la manière d’une émission de radio, suivi d’un temps d’échange avec le public.- Table ronde 1 - Habiter l’entre-deux
Vendredi 30 octobre | 15h30
Si la guerre possède un temps propre, comment déterminer quand elle commence et quand elle s’achève ? Quels sont ses effets sociaux, et jusqu’à quel point est-elle capable de faire vaciller ce qui semblait tenir ? Comment les relations interpersonnelles (familiales, amoureuses ou amicales) se (re)construisent-elles en temps de guerre ? Comment l’ordinaire, structuré par les habitudes et les pratiques sociales, est-il bouleversé en période de conflit ?
Que signifie habiter la guerre, à l’heure où les populations civiles sont les plus touchées et où la ville elle-même devient une cible ? Dans un contexte de guerre hybride, où l’information devient une arme et les réseaux sociaux les témoins des vies ordinaires, que restet- il des formes de vie communes ? Et lorsque l’exil apparaît comme la moins mauvaise des solutions, comment penser le retour à une « vie normale », lorsque la guerre semble suspendue, mais que la paix n’est pas advenue ? Comment, enfin, habiter cet entre-deux, ce « clair-obscur » dans lequel « peuvent surgir les monstres » ?
Avec Abaher El-Sakka, Albert Dichy et Laura Ruiz de Elvira (sous réserve)- Masterclasse 2 - Ali Cherri & Clémence Bectarte
Vendredi 30 octobre | 18h30
À partir d’un cas concret et contemporain, cette masterclasse propose d’interroger les conditions de mise en oeuvre du droit international face aux crimes de guerre, ainsi que les modalités de leur reconnaissance.
Elle s’appuie notamment sur une procédure engagée devant la justice française à la suite d’un bombardement ayant visé un immeuble civil à Beyrouth en novembre 2024, susceptible d’être qualifié de crime de guerre au regard du droit international humanitaire. Né à Beyrouth, Ali Cherri est artiste plasticien et réalisateur, installé à Paris. Mêlant films, vidéos, sculptures et installations, son travail explore les formes de représentation des conflits, ainsi que les processus de construction et de transmission des récits historiques. Artiste en résidence à la National Gallery de Londres en 2021-2022, il a reçu le Lion d’argent de l’artiste prometteur à la 59e Exposition internationale d’art de la Biennale de Venise (2022). Ses courts métrages L’Intranquille et Le Creuseur ont été présentés dans de nombreux festivals. Le Barrage, tourné au Soudan pendant la révolution, constitue son premier long métrage.
Clémence Bectarte est avocate au barreau de Paris depuis 2005, spécialisée en droit pénal, en droit international des droits de l’Homme et en droit international humanitaire. Depuis 2008, elle coordonne le Groupe d’action judiciaire de la FIDH, qui accompagne les victimes de crimes internationaux — génocide, crimes contre l’humanité, crimes de guerre ou actes de torture — devant les juridictions nationales et internationales.
Dernier livre : Vingt-quatre fantômes par seconde, Dilecta, 2025.- Table ronde 2 - S’affranchir de la règle commune
Samedi 31 octobre | 14h30
Alors que le droit international est appliqué de manière sélective, voire ouvertement ignoré, une nouvelle hiérarchie semble se dessiner, différenciant les victimes et les souverainetés. À chaque conflit ses règles, à chaque situation ses équilibres.
À observer de plus près les violences à l’œuvre, il apparaît que nous n’assistons pas à une « exception », mais à un basculement vers un monde dans lequel la force tend à primer sur le droit.
Pourtant, le langage juridique persiste : il sert désormais à légitimer des actions illégales ou à disqualifier celles et ceux qui en rappellent les principes fondamentaux, tandis que les instances censées les faire respecter peinent à se faire entendre.
Dans ce contexte, les populations civiles demeurent les premières victimes. L’usage de la force ne constitue plus un outil de négociation, mais une forme de domination visant à anéantir l’altérité.
Face à cette perte de repères, plusieurs questions se posent : reste-t-il encore des règles communes ? Comment retrouver des capacités d’action et de contestation dans un monde où les cadres régulateurs s’effritent ? Comment continuer à se parler lorsque des principes autrefois partagés semblent désormais relatifs aux contextes et aux rapports de force ?
Avec Jérôme Heurtaux, Guillaume Calafat et Dominique Eddé (sous réserve)- Les 900 ans d'Averroès | Averroès, passeur de savoirs
Samedi 31 octobre | 17h30
Cette année 2026 coïncide avec un anniversaire symbolique : les 900 ans de la naissance du philosophe andalou Averroès (Ibn Rushd). Figure majeure de la pensée islamique médiévale, grand traducteur et passeur de savoirs, il sera au coeur d’un grand entretien mené notamment avec le philosophe Jean-Baptiste Brenet, afin d’interroger l’actualité de son héritage.
Des chercheurs de toute la Méditerranée seront invités à venir échanger et témoigner de l’héritage de la pensée et de la circulation des idées d’Averroès.
Dernier livre paru : Le dehors dedans. Averroès en peinture, Macula, 2025.- Rima Poésie Club
Samedi 31 octobre | 21h
Porté par Rima Abdul Malak, directrice de L’Orient-Le Jour, le Rima Poésie Club, réunit des voix poétiques de la Méditerranée.
- Masteclasse 3 - Printemps arabes, quinze ans après
Dimanche 1 novembre | 11h
Printemps arabes, quinze ans après : un débat entre actrices et acteurs de ces mouvements (Tunisie, Égypte, mais aussi Algérie et Liban, ainsi que d’autres expériences moins visibles).
À travers des témoignages et des analyses critiques, cette masterclasse proposera un regard sur une génération et ses aspirations, ainsi que sur les dynamiques actuelles, notamment celles portées par les jeunesses contemporaines.
Comment réinventer les formes de mobilisation et leur dimension citoyenne face à des régimes autoritaires ? Quelles perspectives pour les engagements collectifs aujourd’hui ?- Table ronde 3 - Aspirations contrariées, citoyennetés réinventées ?
Dimanche 1 novembre | de 14h30 à 16h
Quinze ans après les Printemps arabes, sept ans après le soulèvement d’octobre au Liban, et près d’une décennie après le Hirak en Algérie, ainsi qu’un an après les mobilisations de la génération Z au Maroc et les récents mouvements en Iran, que reste-t-il des appels à des transformations profondes des sociétés ?
Ces mouvements ont suscité de puissants espoirs pour des générations longtemps privées de liberté, de dignité et d’une citoyenneté effective. Depuis, une forme de lassitude politique s’est installée, conduisant certains acteurs vers d’autres formes d’engagement : retrait, exil intérieur ou développement de micro-politiques.
Dans le même temps, le vocabulaire même de la citoyenneté évolue, sous l’effet d’aspirations entravées par des politiques de répression, mais aussi par l’incapacité des États à incarner un horizon collectif.
Lorsque les infrastructures et les services publics défaillent, lorsque les conflits fragilisent davantage les ressources vitales, comment repenser le contrat social ? Quelles leçons tirer de ces transformations ? Les révolutions dites « de velours » sont-elles encore possibles, et à quelles conditions ?
Avec Leyla Dakhli, Chowra Makaremi et Zaynab El Bernoussi (sous réserve)
Entrée libre dans la limite des places disponibles - Réservation conseillée
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